La fascination pour la Chine
En 1664, Colbert crée, avec Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales. Les navires rapportent porcelaines, soieries, laques et objets précieux qui émerveillent toute l'Europe. Très vite, la Chine devient une source inépuisable d'inspiration pour les artistes français.
La naissance des chinoiseries
Dès le début de la Régence, autour de 1715, peintres, dessinateurs et artisans s'approprient cet imaginaire venu d'Orient. Ils composent des paysages idéalisés où pagodes, arbres fantastiques, oiseaux, personnages et jardins se mêlent dans un décor plein de poésie.
Ce style nouveau prendra le nom de chinoiserie et deviendra l'un des grands courants décoratifs du XVIIIᵉ siècle.
Le goût de Madame de Pompadour
Sous Louis XV, les chinoiseries connaissent leur âge d'or. Madame de Pompadour encourage les arts décoratifs et protège notamment François Boucher, grand amateur d'art chinois. Ses tableaux, ses cartons de tapisseries et ses décors contribuent largement à diffuser cette mode dans toute l'Europe.
Un décor riche en détails
Comme les modèles anciens, cette composition multiplie les scènes et les surprises.
On y découvre notamment :
• des pagodes et pavillons chinois ;
• des personnages en promenade ;
• une végétation luxuriante ;
• des oiseaux exotiques ;
• des paysages imaginaires inspirés de l'Extrême-Orient.
Chaque regard révèle un nouveau détail.
Une création revisitée
Près de trois siècles après l'apparition des premières chinoiseries françaises, j'ai entièrement redessiné ce décor à la plume afin d'en retrouver toute la délicatesse, avant de le décliner en six coloris.
Cette réinterprétation permet aujourd'hui à un grand classique des arts décoratifs français de retrouver naturellement sa place dans les intérieurs contemporains.